Accéder au contenu principal

Récital en sonnet – l’avant campagne – épisode 2

Je me souviens parfaitement d’une réunion du groupe à l’étage d’un restaurant alençonnais durant laquelle les trois candidats se sont exprimés.

Pendant les préparatifs, l’un de nous souhaitait que chaque personne présente signe une charte d’engagement pour être certains que personne ne partirait rejoindre un adversaire.

J’avais refusé, arguant que nous devions baser notre travail sur la confiance. Nous avons simplement rappelé lors de la réunion le principe de confiance et de loyauté indispensables à ce type de travaux préparatoires.

L’avenir nous a montré que ceux qui proposent ne sont pas les plus aptes à suivre leurs propres principes…

Les trahisons viennent toujours de notre propre camp et bien souvent de ceux en qui nous avons le plus confiance. Si aucun écrit n’était sorti de cette réunion, un engagement moral avait été pris, enfin pour certains… 

Nous avons donc pris du temps, pour que voir qui émergeait naturellement. Les remontées de terrain étaient claires, j’étais la mieux placée pour gagner. Mais les velléités de certains sont si enracinées, qu’il n’est pas facile d’abandonner son rêve, surtout quand on pense le toucher de près.  

En politique, il faut être connu, reconnu. La difficulté est de savoir jusqu’où nous le sommes.

En effet, à Alençon, comme ailleurs, nous vivons dans des microcosmes. Il suffit de se rendre à un évènement comme les vœux aux forces vives pour se rendre compte que l’on connaît presque tout le monde, à quelques exceptions près.

Comment savoir si nous sommes assez connus et appréciés pour nous présenter à des élections ?

Connaître quelques personnes ne signifie pas connaître des personnes dans chaque quartier ou dans chaque profession. Ensuite, être connu est une chose mais être apprécié en est une autre. Je me pose souvent la question de la légitimité. Suis-je légitime pour me présenter à une élection ?

C’est une réelle question qui est importante à mes yeux. Mais en démocratie, tout citoyen désirant s’engager n’est-il pas légitime ?

A Alençon et ailleurs, il est une pratique que je trouve ridicule, celle du collectif qui se réunit pour décider que telle personne est la plus légitime. En général, c’est la personne elle-même qui le commandite.

A qui souhaitons-nous faire croire que le collectif s’est réuni pour désigner spontanément un candidat ? C’est d’une hypocrisie sans nom et je suis toujours stupéfaite que ça ne semble choquer personne.

Lors des Interviews, quand le député est interrogé et qu’à la question : « Pourquoi vous présentez-vous », il répond « Parce qu’un collectif s’est créé et qu’il me l’a demandé ». Personne ne réagit.

Lors des prochaines élections législatives, si un collectif lui propose de se présenter à nouveau, il le fera probablement, puisqu’on lui aura demandé !

Pourquoi lui demanderait-on une nouvelle fois ? Parce que la plupart des élus arrivés à un niveau national ont mis en place la politique de la terre brûlée : après moi plus personne.

Et pendant leur mandat, dès qu’une tête dépasse légèrement, elle est coupée. Surtout ne pas faire d’ombre. C’est vrai à droite comme à gauche malheureusement.

N’ayant formé personne pour prendre la relève afin de rester le leader incontestable, dans un contexte de non-cumul, cela pose quelques problèmes puisqu’il faut démissionner sans cesse des mandats pour lesquels on s’est présenté.

à suivre…

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :